
La France condamnée par la CEDH pour ses lacunes sur le consentement : conséquences pour les victimes à Strasbourg
9 février 2026Depuis le 1er septembre 2025, un décret majeur est entré en vigueur, transformant profondément la procédure de divorce en France, et notamment pour les époux à Strasbourg ou en Alsace. Il généralise la possibilité pour le juge d’ordonner une réunion d’information avec un médiateur ou un conciliateur — sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 € — et renforce l' »audience de règlement amiable » dans les dossiers familiaux.
Vers davantage d’amiable avant le conflit
Le nouveau texte permet au juge, à tout stade de l’instance, de délivrer une injonction aux parties de rencontrer un médiateur ou conciliateur. Si une partie refuse sans motif légitime, le juge pourra prononcer une sanction civile allant jusqu’à 10 000 €. Le but : encourager le règlement amiable, désengorger les tribunaux, et éviter que toute procédure de divorce rime systématiquement avec contentieux.
Il s’agit d’une évolution significative dans la politique des modes alternatifs de règlement des différends (MARD). Le décret s’inscrit dans une stratégie nationale de « justice apaisée », où le conflit devient l’exception, pas la norme.
Impacts concrets pour un divorce à Strasbourg
Pour un couple strasbourgeois envisageant une séparation, ces nouveautés imposent de nouveaux réflexes :
- Le Juge aux Affaires Familiales (JAF) peut désormais imposer la réunion de médiation ou de conciliation avant toute autre mesure, sauf en cas de violences avérées
- La réunion d’information pourra se dérouler en présence des avocats, ce qui renforce l’encadrement juridique et la sécurité des parties
- L' »audience de règlement amiable » devient une étape ordinaire dans le calendrier procédural ; elle vise à trouver un consensus sur les points clés (garde, pension, partage) avant de lancer le contentieux
- La non-comparution injustifiée à la réunion d’information pourra être sanctionnée par une amende civile : un outil de pression mais aussi de responsabilisation
- Si l’accord est trouvé, la procédure judiciaire peut être accélérée, voire éviter certaines phases contentieuses
Un tournant dans la gestion des divorces
Avant ce décret, l’intervention judiciaire conflictuelle dominait : assignation, échanges de conclusions, débats. Désormais, l’obligation d’essayer le dialogue pourra être sollicitée par le juge lui-même. Ce qui veut dire qu’à Strasbourg, même sans demande expresse, un juge pourra pousser les parties à un pas vers la médiation.
En pratique, dans une procédure de divorce :
- Le juge peut ordonner la réunion d’information dès l’assignation ou en cours de procédure
- La réunion vise à éclairer les parties sur les avantages, coûts, déroulement et garanties du médiateur ou conciliateur
- Après cette étape, les parties peuvent accepter de négocier ou reprendre la procédure classique si aucun accord ne se dessine
Risques et précautions pour les époux à Strasbourg
Ce changement, aussi novateur soit-il, recèle des écueils :
- Le coût de la médiation (non pris en charge intégralement si l’aide juridictionnelle ne le couvre pas) peut alourdir la facture
- Certains couples en situation de déséquilibre ou de violences pourraient subir une pression à accepter un compromis déséquilibré
- L’enjeu de la motivation de l’injonction sera fondamental : le juge doit justifier sa décision d’ordonner la réunion en lien avec la nature du conflit
- L’avocat joue désormais un rôle accru : il doit préparer la partie à cette étape, anticiper les objections, et sécuriser juridiquement la médiation (notamment sur la confidentialité, les réserves expresses, la possibilité de refuser)
Pourquoi Strasbourg doit s’en saisir
Pour les avocats strasbourgeois, ce décret constitue une opportunité stratégique :
- Transformer dès la phase initiale un dossier conflictuel en discussion constructive
- Gagner du temps dans les procédures, limiter les coûts superflus
- Inscrire la pratique locale dans les standards de modernisation du droit de la famille
- Renforcer la position du client en médiation grâce à un conseil solide et une stratégie préparée
En conclusion, le décret du 1er septembre 2025 change la donne : le divorce à Strasbourg ne sera plus qu’une question de procédures contentieuses. L’avocat qui saura anticiper la réunion amiable, structurer les discussions et sécuriser le compromis gagnera en efficacité et en légitimité.






